Revolut

La banque en ligne, énième victime du Covid-19 ?

Comme souvent dans les crises, la banque se place aux avant-postes des secteurs touchés. Ces derniers jours, les cours boursiers des principaux groupes bancaires du pays ont chuté lourdement. C’est le cas des banques de réseau comme Société Générale (qui a atteint son plus bas historique), BNP Paribas ou encore Crédit Agricole.


La banque en ligne résiste

La banque en ligne a habitué ses clients à passer par les interfaces mobiles (et ordinateur) pour gérer leurs comptes. Ce n’est donc pas une catastrophe s’ils ne peuvent pas accéder à leur conseiller bancaire. Cela dit, la majorité des banques en ligne ont tout fait pour conserver des horaires d’assistance élargies. Par exemple, BforBank assure une aide de 9h à 18h, tous les jours du lundi au vendredi. Exceptionnellement, le samedi est fermé.

On peut bien évidemment le comprendre puisque les français sont confinés chez eux. Autre département qui souffre du confinement : celui des ouvertures de compte. En l’occurrence, les banques en ligne fonctionnent au ralenti pour valider les demandes de nouveaux comptes. C’est le cas de Boursorama Banque qui a annoncé ne pas réussir à tenir le rythme habituel. Ce sont nos confrères de Presse-citron.net qui l’ont rapporté en premier.

Les néo-banques continuent d’annoncer des nouveautés

Si N26 est assez calme au niveau des annonces, c’est son rival Revolut qui ne cesse d’annoncer de nouvelles fonctionnalités. Depuis sa levée de fonds de 500 millions de dollars il y a quelques semaines, la pépite britannique a annoncé plusieurs nouveautés.

C’est par exemple le cas du trading sur l’or qui est disponible pour les comptes Revolut Premium et Metal, dixit nos amis de Presse-citron.net. Plus récemment, la néo-banque a aussi annoncé un compte à destination des jeunes entre 7 et 17 ans. Baptisée Revolut Junior, cette offre n’est pour le moment disponible qu’en Angleterre – le marché historique de la fintech.

Dans tous les cas, la banque va souffrir sur le court terme de la situation difficile partout dans le monde. En effet, le nombre de transaction a nettement baissé depuis que les gens sont invités à rester chez eux. C’est également le calme plat du côté des crédits – qu’ils soient immobiliers ou à la consommation. La France (comme les autres pays) tourne au ralenti, et cela ne va pas permettre aux établissements de générer des revenus.

Enfin, les produits de taux ne sont plus non-plus intéressants pour les banques. En effet, les taux étaient déjà très faibles avant cette crise sanitaire. Il est probable qu’ils continuent de baisser avec les temps qui courent – notamment en raison de la chute du marché des actions.